Site officiel de la mairie de Perouse

Histoire du village

Les origines du nom de PEROUSE sont peu certaines. Une voie romaine serait passée de Vourvenans par Pérouse. Pérouse serait dérivé de via petrosa (la voie pierreuse) qui passait à l’endroit où le village est établi et qui, de là, jetait deux branches, dont l’une se dirigeait vers Offemont, tandis que l’autre se prolongeait dans la direction de Rougemont.

D’autres pistes datent des époques gallo-franque et germaine. Dans les titres allemands, le nom de Pérouse serait écrit comme celui de Pfetterhausen, du canton de Ferrette. On retrouve aussi trace de Pheterhausen, qui serait devenu au XIème siècle, chef-lieu d’une mairie de la seigneurie de Belfort.

Cependant le nom de Perouse semble déjà exister à la même époque. De plus, on remarque qu’il existe aujourd’hui encore un village du nom Pfetterhouse qui se trouve en Alsace près de Rechesy, village du sud du Territoire de Belfort proche aussi de la Suisse. N’aurait-on pas confondu les deux ?

 

Pérouse est cité en 1125 dans la succession des comtes de Ferrette. En 1307, lors de l’affranchissement de Belfort, le village dépend de la prévôté de cette dernière.

L’histoire se précise au XIVème siècle où Pérouse formait déjà, avec Offemont, une mairie de la seigneurie de Belfort. En 1333 Jeanne de Montbéliard, comtesse de Ferrette, en hérita de son père. En 1347, sa fille Ursule, comtesse de Hohenberg (Montfort) en hérita à son tour et la conserva jusqu’en 1350 où elle la vendit à son beau-frère Albert II, duc d’Autriche et successeur des comtes de Ferrette.

Comme beaucoup d’autres communes du pays, Pérouse fut dès ce moment incorporée au domaine de la maison d’Autriche et y restera presque trois siècles. En 1573, la seigneurie de Belfort se compose de cinq mairies alors considérables puisqu’elles comprenaient toute la contrée : Châtenois, Pérouse, Bethonvilliers, Bavilliers et Buc.

Il y avait 23 familles (foyers ou feux selon le vocabulaire de l’époque, qui semblent compter en moyenne 5 personnes) à Pérouse en 1573, 18 en 1580.

En 1630, lors de la guerre de 30 ans, le village fut rasé et la population totalement décimée.

En 1633, les Suédois protestants étaient maîtres du Château de Belfort et de la ville. Les paysans (armée levée dans le pays sous-vosgien de la seigneurie catholique du Rosemont) tentèrent une révolte et furent massacrés. On dit qu’il en resta plus de 3000 piégés dans un terrain auquel la tradition a conservé le nom de « pré de guerre ». Ce champ de bataille, ou plutôt de boucherie, est situé à la sortie de Pérouse en direction de Vézelois et Danjoutin derrière la colline dite « des Perches » où se trouve aujourd’hui un terrain militaire et où passe le chemin de fer. On raconte que la fin des paysans fut atroce et que le sang coulait comme de l’eau dans les ruisseaux. Quelques malheureux campagnards se réfugièrent dans la tour de l’église de Vézelois qui fût brûlée avec tout le village et où ils périrent brûlés vifs.

 

Il semble donc qu’il n’y ait eu aucun habitants à Pérouse entre 1630 et 1675. La commune s’est ensuite repeuplée grâce à l’arrivée de suisses venus de Porrentruy à qui on offrait alors du terrain.

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